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Il est vraiment incroyable que Jean-Claude Duvalier circule librement dans le pays depuis le 16 janvier 2011, alors que dans tout Etat qui se respecte il eût été déjà mis sous les verrous, le jour même de son atterrissage d’exil. C’est difficile de croire que c’est dans le pays qui a été terrorisé par les Duvalier que se déroule un tel scénario. Si le sort de Jean Claude Duvalier est porteur d’une influence aussi négative dans le pays, cela montre l’étendue de l’impact des collusions qui lient l’actuel régime au duvaliérisme. Ce jugement insensé s’accompagne d’une représentation tout aussi stupide de l’Haiti d’aujourd’hui, de ses institutions, de ses lois et de sa magistrature ; de telles absurdités qui ne doivent pas nous laisser indifférents. Comment donc, dans ces conditions peut-on encore parler de justice ?

Partant de cette observation, nous croyons que le geste du président Martelly d’honorer le 4 mars, l’ambassadeur d’Haiti en Républicaine Dominicaine, le Dr Fritz N. Cinéas rentre dans le cadre de son ultime effort pour réhabiliter le régime duvaliériste et de tourner en dérision tous ceux-là qui militent pour l’emprisonnement du dictateur. Rappelons qu’au mois d’Octobre 1962, Cinéas fut le Secrétaire Privé de François Duvalier et ensuite Secrétaire d’Etat au Commerce et à l’Industrie, au Travail et au Bien-être Social, ministre à la Présidence dans le premier Cabinet de Jean-Claude Duvalier.

Le dossier de Jean L Dominique quoique important ressemblerait plutôt à une autre manœuvre du pouvoir actuel, une sorte de diversion, surtout quand il utilise un sous-homme de la trempe de Guyler C. Delva comme l’avait fait René Garcia Préval pour le cajoler et le coopter. Saura-t-on donc jamais, un jour, toute la vérité sur les circonstances de ce double assassinat ? Nous en doutons fort !

via Tout Haiti

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