« Le fait que Jean-Claude Duvalier se soit bel et bien présenté cette fois-ci redonne un peu d’espoir quant à la capacité du système judiciaire haïtien à traiter des affaires sensibles, a estimé Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty International. Mais la route vers la justice sera longue. »

Le 21 février, lorsque Jean-Claude Duvalier avait pour la troisième fois refusé de répondre à la convocation de la justice, la cour d’appel avait demandé au procureur de faire venir l’ancien chef d’État lors de la prochaine audience et menacé de l’incarcérer s’il n’obtempérait pas.

Ayant finalement accepté de se présenter devant la justice, il s’est retrouvé face aux plaignants – les familles des victimes d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées et les victimes d’actes de torture commis lorsqu’il était au pouvoir.

Pour la première fois, l’ancien président haïtien a eu à répondre aux questions de la cour et des avocats des plaignants.

« Il est désormais capital que la cour entende les témoignages des victimes et se penche sur l’énorme quantité de preuves éclatantes qui ont été recueillies », a indiqué Javier Zúñiga.| Amnesty International France

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