Crime/Justice

Laurent Fabius a égaré “son” dictateur. — Maxime VIVAS


Bébé Doc en cavale fut accueilli en France en 1986 par le Premier ministre, Laurent Fabius qui, devant l’indignation générale, jura qu’il y resterait 8 jours. Dans quelques mois, Bébé Doc fêtera ses 20 ans de bombances dans la patrie des Droits de l’Homme.

Le tyran a d’abord séjourné 9 ans sur la côte d’Azur, achetant un château par ci, une résidence par là pour changer d’air, louant des hôtels (en 1986, il séjourna à l’Abbaye de l’hôtel de Talloires avec une suite de 23 personnes, dont ses hommes de main). Partout où il est passé (palaces, boutiques de luxe, grands restaurants, concessionnaires Mercedes) les commerçants éblouis gardent le souvenir d’un grand seigneur payant cash. Tous ? Presque : en 1995, il quitte l’hôtel l’Eden Bleu de Mougins dans les Alpes-Maritimes en laissant une ardoise faramineuse. La police ne donne pas suite à la plainte de l’hôtelier et déclare avoir perdu la trace de l’escroc. Le commerçant la retrouve sans mal. Les Renseignements Généraux le mettent alors en garde contre les risques d’une balle perdue. Affaire classée.

Crimes contre l’humanité, détournements de fonds publics, grivèlerie : des broutilles, puisque Bébé Doc est libre comme l’air. En dépit des demandes du gouvernement qui lui a succédé à Port-au-Prince et d’associations d’anciennes victimes, aucun mandat international n’a été lancé contre lui, et la France n’a jamais engagé une procédure d’extradition.

Des parlementaires se sont alors avisés que Bébé Doc était un sans papier et qu’il pouvait être expulsé à ce titre (Al Capone est « tombé » pour une histoire d’impôts !). Ainsi, dans le meilleur des cas, si les autorités françaises qui déclarent à ce jour ne pas savoir où il est (alors que les journalistes le voient parader) le décident, le bourreau nous quittera avec sa suite de tontons macoutes et les restes de la fortune volée.

Depuis 1986, Fabius n’a jamais pensé qu’il fallait le renvoyer chez lui, ou le présenter à un tribunal international et l’obliger à rendre le magot. Il est trop occupé à dénoncer Cuba qu’il appelle « L’île de nos rêves brisés ».. — Maxime VIVAS

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